Démineur en ligne gratuit

Mines : 10

Le grand classique : dévoilez toutes les cases sans toucher une mine. Le premier clic est toujours sans danger. Sur mobile, activez le mode drapeau pour marquer les mines ; sur ordinateur, le clic droit pose aussi un drapeau.

Comment jouer au démineur sur cette page

La grille cache un nombre connu de mines, et aucune n’est visible : votre seule source d’information, ce sont les chiffres qui apparaissent au fil de vos ouvertures.

Dévoiler une case, poser un drapeau

Un clic gauche, ou une pression sur écran tactile, retourne la case : elle affiche un chiffre de 1 à 8 comptant les mines voisines, ouvre toute une zone si elle n’avait aucune mine autour d’elle, ou cachait une mine — et la partie s’arrête.

Le clic droit pose ou retire un drapeau sur une case fermée. Une case marquée est verrouillée : un clic gauche ne la dévoile plus. Sur mobile, où le clic droit n’existe pas, le bouton ⚑ Drapeau bascule la grille en mode drapeau — il passe en vert, et chaque pression marque ou démarque une case au lieu de la dévoiler.

Les trois niveaux et le compteur

  • Facile — 9×9 : 81 cases et 10 mines, soit 12 % de densité.
  • Moyen — 12×12 : 144 cases et 24 mines, environ 17 %.
  • Difficile — 14×14 : 196 cases et 40 mines, un peu plus de 20 %. Les paris y deviennent nettement plus fréquents.

Changer de niveau relance une grille neuve ; ↻ Rejouer redistribue les mines sans quitter la difficulté. L’étiquette Mines affiche le total du niveau diminué des drapeaux posés : c’est un décompte de drapeaux, pas de mines trouvées, et il peut passer sous zéro.

Le premier clic ne peut jamais exploser. Les mines ne sont tirées au sort qu’au moment de votre premier clic, et le tirage exclut la case cliquée ainsi que ses huit voisines : votre première case affiche donc toujours un zéro et déclenche une cascade. D’où un conseil : commencez au milieu plutôt que dans un coin, car au centre neuf cases sont garanties sans mine, contre quatre dans un angle.

Les règles complètes du démineur

Le démineur est un jeu de déduction pure : une fois les mines placées, plus aucun hasard n’intervient.

Le champ de mines

Un nombre fixe de mines est réparti au hasard sous les cases, à raison d’une au maximum par case. Ce nombre vous est annoncé dès le départ : c’est une donnée du problème, pas une inconnue.

Ce que signifient les chiffres

Une case dévoilée sans mine affiche le nombre de mines contenues dans les cases qui la touchent, diagonales comprises : huit voisines au centre, cinq sur un bord, trois dans un coin. Un 3 au milieu du plateau signifie « trois mines parmi ces huit cases » ; le même 3 dans un coin signifie que ses trois voisines sont toutes minées.

Les drapeaux

Le drapeau est un aide-mémoire, pas une action de jeu : le programme ne vous dira jamais s’il est bien placé. Sa seule fonction mécanique est de verrouiller la case contre un clic accidentel.

L’ouverture en cascade

Quand la case dévoilée n’a aucune mine dans son voisinage, le jeu ouvre ses voisines à votre place, et l’ouverture se propage de proche en proche tant qu’elle rencontre des cases vierges. Elle s’arrête sur les cases numérotées, dévoilées mais non transmettrices. D’où cette silhouette caractéristique : une clairière vide cernée d’un liseré de chiffres, qui sera votre plan de travail.

Comment on gagne, comment on perd

La partie est gagnée dès que toutes les cases sans mine sont dévoilées, quel que soit le nombre de drapeaux : on peut terminer une grille sans en poser aucun. Une case marquée étant verrouillée, un drapeau posé par erreur devra être retiré pour l’ouvrir. La partie est perdue au premier clic sur une mine : toutes les mines apparaissent alors, celle qui a sauté sur fond rouge.

Techniques de déduction : comment progresser

La quasi-totalité des coups se démontrent ; les rares paris se tranchent par un calcul rapide.

Le chiffre saturé

La brique de base. Si le nombre de drapeaux posés autour d’un chiffre égale sa valeur, ce chiffre est saturé : toutes ses autres voisines fermées sont sûres. La règle symétrique vaut autant — un chiffre qui a exactement autant de voisines fermées que sa valeur les a toutes minées. Ici, l’ouverture se fait case par case : pas de « clic double » qui déblaierait d’un coup le voisinage d’un chiffre saturé.

Le motif 1-1 le long d’un mur

Vous longez une frontière : une rangée de chiffres et, au-dessus, une rangée de cases fermées. Le premier chiffre est collé au bord de la grille — ou à une zone déjà ouverte, ce qui revient au même — et les deux premiers valent 1. Nommons A la case fermée au-dessus du premier 1, B celle au-dessus du second, C la suivante. Le premier 1 ne touche que A et B, le mur lui coupant l’autre côté : une mine exactement dans {A, B}. Le second touche A, B et C, et n’en compte qu’une, déjà placée : C est sûre.

Les motifs 1-2-1 et 1-2-2-1

Même décor, avec un motif fermé aux deux bouts par des cases ouvertes ou par le bord. 1-2-1 : trois chiffres valant 1, 2 et 1, trois cases fermées A, B et C au-dessus. Le 1 de gauche impose une mine dans {A, B}, celui de droite une mine dans {B, C}, le 2 en réclame deux dans {A, B, C} ; une seule répartition convient, mines en A et en C, et la case sous le 2 est sûre. 1-2-2-1 : quatre chiffres, quatre cases fermées, et le résultat s’inverse — les mines sont sous les deux 2, tandis que les cases sous les deux 1 sont sûres. Attention : si une case fermée subsiste au-delà du premier ou du dernier chiffre, la mine peut s’y réfugier et le raisonnement tombe.

Le raisonnement par soustraction

Quand les voisines fermées d’un chiffre sont toutes comprises dans celles d’un autre, soustrayez. Un 1 n’a que deux voisines fermées, X et Y ; un 3 voisin en a quatre, X, Y, Z et W. Le 1 place une mine dans {X, Y}, le 3 en réclame trois : il en reste deux pour {Z, W}, qui ne compte que deux cases — Z et W sont minées. Dans l’autre sens, si la différence tombe à zéro, les cases exclusives au plus grand chiffre sont toutes sûres. Comparez les chiffres de la frontière deux à deux : la plupart des positions apparemment bloquées se dénouent ainsi.

Quand faut-il deviner, et comment choisir

Il arrive qu’aucune déduction ne subsiste, une grille tirée au hasard pouvant contenir des configurations indécidables. Comparez alors deux populations : la frontière, dont la probabilité se calcule à partir des contraintes locales, et la « mer » — les cases fermées qui ne touchent aucun chiffre, toutes de même probabilité, égale au nombre de mines restant à placer hors frontière divisé par leur nombre.

Exemple en niveau moyen : il vous reste 5 mines non marquées ; la frontière compte 6 cases qui se partagent 3 mines, soit une chance sur deux chacune, tandis que la mer compte 20 cases pour les 2 mines restantes, soit 10 %. Cliquez dans la mer. Et quand un pari est inévitable, jouez-le tôt plutôt que sur l’avant-dernière case.

La gestion des coins et des bords

Une case de coin n’a que trois voisines, une case de bord cinq, une case du centre huit. À valeur égale, un chiffre de bord est donc bien plus contraignant : quand vous bloquez au milieu, remontez le long des bords. Une case de coin, elle, ne peut être contrainte que par ses trois voisines : traitez les angles tant que la frontière alentour est encore riche.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Cliquer au hasard juste à côté d’un chiffre. Une case collée à un 3 est bien plus dangereuse qu’une case perdue en terrain vierge : tentez toujours loin des chiffres.
  • Poser des drapeaux « au feeling ». Un drapeau faux empoisonne la suite : vous comptez une mine imaginaire, vous croyez saturer un chiffre, et vous ouvrez une case minée en toute confiance.
  • Oublier de refaire le tour après un nouveau drapeau. Chaque marquage peut saturer un chiffre voisin et libérer plusieurs cases sûres : c’est la source de coups gratuits la plus négligée.

Histoire du démineur

Le principe circule sur les micro-ordinateurs bien avant Windows. On cite souvent comme plus ancien ancêtre un programme nommé Cube, attribué à Jerimac Ratliff, dont la date exacte reste incertaine. Le premier titre commercial clairement identifié est Mined-Out, écrit par Ian Andrew et publié par Quicksilva en 1983 sur ZX Spectrum : on y traverse à pied un champ de mines, guidé par un compteur de mines adjacentes.

La version qui rendra le jeu universel est écrite chez Microsoft par Curt Johnson, puis adaptée pour Windows par Robert Donner. Elle est livrée avec Windows 3.1 en 1992, après une première diffusion dans un recueil de jeux Microsoft. Comme le solitaire, qui enseignait le glisser-déposer, le démineur avait une vocation pédagogique : habituer les utilisateurs au clic précis et au bouton droit de la souris. Les trois formats devenus standard datent de là : 9×9 avec 10 mines, 16×16 avec 40 mines, et 30×16 avec 99 mines pour l’expert. À partir de Windows 8, en 2012, Microsoft cesse de préinstaller ses jeux historiques et le démineur bascule dans la boutique d’applications.

En 2000, le logicien britannique Richard Kaye, de l’université de Birmingham, publie dans The Mathematical Intelligencer un article intitulé « Minesweeper is NP-complete » : il y démontre que déterminer si une configuration de chiffres est cohérente — c’est-à-dire s’il existe une répartition de mines capable de la produire — constitue un problème NP-complet. Autrement dit, aucun algorithme connu ne tranche rapidement toutes les grilles imaginables. Allan Scott, Ueli Stege et Iris van Rooij ont depuis affiné ce résultat en le distinguant du problème, plus proche du jeu réel, du statut d’une case donnée.

Les variantes du démineur

Quatre déclinaisons répandues, et ce qu’elles changent à la façon de raisonner.

Démineur hexagonal

Les cases deviennent des hexagones et n’ont plus que six voisines. Les chiffres ne dépassent jamais 6 et les motifs 1-2-1 ou 1-2-2-1 disparaissent : la grammaire de déduction est à réapprendre.

Sans hasard (« no-guess »)

Un solveur teste chaque grille avant qu’elle vous soit proposée et ne retient que celles qui se résolvent par pure déduction. Plus de pari en fin de partie : si vous perdez, c’est que vous avez manqué quelque chose.

Expert 30×16 chronométré

Le format de référence des classements de vitesse : 480 cases, 99 mines, chronomètre lancé au premier clic. Les meilleurs joueurs bouclent une grille experte bien en dessous de la minute.

Démineur multijoueur

Deux joueurs se partagent une grille et marquent les mines à tour de rôle ; une mine trouvée rapporte un point et redonne la main. Popularisée par la version « drapeaux » de MSN Messenger, elle transforme un jeu de patience en course.

Questions fréquentes sur le démineur

Le premier clic peut-il tomber sur une mine ?

Non, jamais. Les mines ne sont tirées au sort qu’après votre premier clic, et le tirage écarte la case cliquée ainsi que ses huit voisines. Votre première case affiche donc toujours un zéro et ouvre forcément une zone.

Faut-il parfois deviner ?

Oui, cela arrive. Une grille tirée au hasard peut contenir des positions indécidables, où deux cases se partagent une mine sans qu’aucun chiffre ne les départage. Comparez alors la probabilité des cases de la frontière à celle des cases éloignées de tout chiffre, puis jouez la moins risquée.

Comment poser un drapeau sur téléphone, sans clic droit ?

Appuyez sur le bouton ⚑ Drapeau : il passe en vert et chaque pression marque ou démarque une case au lieu de la dévoiler. Rappuyez dessus pour revenir au mode dévoilement ; sur ordinateur, le clic droit fait la même chose sans changer de mode.

Combien de mines compte chaque niveau ?

Facile : 9×9, soit 81 cases, pour 10 mines. Moyen : 12×12, soit 144 cases, pour 24 mines. Difficile : 14×14, soit 196 cases, pour 40 mines. La densité passe donc de 12 % à 20 %.

Est-il obligatoire de poser tous les drapeaux pour gagner ?

Non. La victoire est déclarée dès que toutes les cases sans mine sont dévoilées, quel que soit le nombre de drapeaux. Attention toutefois : une case marquée est verrouillée, donc un drapeau posé par erreur sur une case saine devra être retiré avant de pouvoir l’ouvrir.

Pourquoi le compteur de mines peut-il devenir négatif ?

Parce qu’il affiche le nombre de mines du niveau moins le nombre de drapeaux posés, sans vérifier si ces drapeaux sont justes. Si vous en posez plus qu’il n’y a de mines, il passe sous zéro : au moins un de vos marquages est faux.